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le
grelot du cheval à l’heure du laitier
le
snipper endormi derrière son brasero
le
rouge-gorge appliqué signalant la relève
la
vareuse indigo déteignant sur la joue
je
marche sur le pont de la déconvenue
la
chanterelle de l’amoureuse à l’heure de la sieste
la
sentinelle distraite dessinant des coquelicots
le
coucou revêche refusant son bail à loyer
le
blouson de cuir pour descendre au baston
je
marche dans le couloir des embuscades
le
carillon des fêtes à l’heure de l’apéro
le
sergent de ville guilleret souriant au malappris
la
pie honnête rapportant la Bague d’Or
le
veston démocratique accroché au platane
je
marche sur le trottoir des anicroches
le
bourdon annonçant la fin du patriarche
le
juge de paix excédé désarmant les héritiers
le
busard fatigué dépeçant les couleuvres
le
manteau de la discorde cachant le crucifix
je
marche sur le fil
je
rejoins la trapéziste dans son rêve
l’absinthe
réconciliée dans le calice des synapses
la
livrée du vicaire à la patère de la grange
le
chrysanthème de décembre sur le pavé verglacé
la
chevelure de Vénus en guirlandes de noces
je
sors de la caverne avec un sac d’étoiles
la
macération de chélidoine sur les verrues de l’âme
le
pardessus de mélancolie sur l’épaule de la vierge
le
bouton d’or à ses seins, la drosera à son ventre
le
fichu de Véronique sur la béance du pied-bot
je
sors de la caverne avec un sac d’étoiles
le
jus de l’épine-vinette dans la sauce calvaire
le
caleçon du pauvre à la fenêtre de la reine
la
belladone agenouillée devant le crucifix
le
tricot d’Ariane qui file toutes ses mailles
je
sors de la caverne avec un sac d’étoiles
l’eau-de-coing
dans le désordre des poitrines
la
voilette de charme sur le visage de la madone
la
pivoine meurtrie sous la lanière du fouet
les
menstrues d’Eve pour ensemencer la terre
je
sors de ma caverne
je
cherche les braises de ton satellite
la
loi sur l’arbitraire et le désordre coutumier
la
traitrise de la dispense et la ventilation du doute
l’invention
du tranquille devant l’escalier de secours
le
choix de la tombola et le protocole du hasard
le
spasme de l’habitude et le tiroir à confessions
les
enchères de l’oubli devant les fleurs de la passion
la
construction du pont et le creusement du gouffre
la
corde à linge sur le canal et la distorsion de la girouette
la
germination des remords devant l’autel de l’innocence
le
vin des réjouissances et le lait caillé de la colère
l’arrogance
du drapeau et la honte de la couche-culotte
le
chariot d’injures devant le cortège des croisés
la
démonstration de l’errance et le cheval qui boite
la
cervelle figée du martinet et le magnétisme cramé de la boussole
le
mécanisme de l’erreur devant l’équation des longitudes
l’arpège
du malfaisant et la percussion des vengeances
le
tunnelier du pardon et la paresse barricade
la
recette du futur devant le chagrin des casseroles
je veille sur ce
trottoir imbécile et frotte la lampe de la ville
pizzicato
à crochet
sac
à venin
poche
à poison
pamoison
devant l’absence
respiration
du double-fond
ça
craque dans la poumonnerie
ça
siffle ça grogne
la
corde à linge donne le la
l’orchestre
boite sur les bécarres
la
diane sonne sur la flaque
le
poisson dort dans le hamac
pizzicato
à crachin
sac
à colère
poche
à fiel
hébétude
devant le départ
digestion
dans le tiroir à secrets
ça
grince dans les tuyauteries
ça
pète ça chuinte
la
nuisette part en syncope
les
soupirs vibrent dans la fosse
les
matines se chantent sur le givre
la
couleuvre funambule sur l’étendage
pizzicato
de l’adieu
sac
à larmes
poche
à vinasse
pizzicato
debout
sac
à pinces
poche
à clous
le
désordre du fiel au fond de la trachée
l’angélus
qui fonctionne à la lampe carbure
la
hache sur le billot quand le doute s’égare
l’horodateur
du sexe qui renonce au boulier
on
ne se remet pas du chant de l’alouette
la
renonciation du coq les matins de piété
la
cloche qui prend le large délaissant l’habitude
le
cheval amoureux croquant la marguerite
la
nurserie inquiète les soirs de coqueluche
on
ne se remet pas du chant de l’alouette
la
fenêtre qui s’ouvre sur les anniversaires
la
tisane millésimée à l’heure du bourreau
l’allée
du cimetière dans ton Monopoly
et
ton lit à potence jeté sur le trottoir
on
ne se remet pas du chant de l’alouette
le
tambour acrobate qui se joue sur l’enclume
le
soupir et son double préfaçant la musique
la
bannière déchirée oubliée au bistrot
et
l’agonie du fifre un lendemain de guerre
on
ne se remet pas du chant de l’alouette
on
se laisse mourir quand passent les outardes
la
soupe au radis noir les soirs de remontrance
le
pain rassis le vin acide
on
gratte une croûte au genou
on
renifle un morve recuite
on
racornit les mots du chardon
pirouli
pirouli
la
chaudrée de rutabaga les soirs de perdition
la
pomme fripée la peau sur le lait
on
gratte le furoncle sur la fesse
on
bave un jus de pénitence
on
raccourcit les mots de la passion
pirouli
piroula pirouli
le
bouillon de navet les nuits de réclusion
le
fromage trop salé l’ail pourri
on
gratte le remord sur le sein
on
sue un jus de chaussette
on
rapièce les mots de la rose trémière
pirouli
piroula pirouli oui
la
soupe aux abats les nuits d’agonie
l’âme
déshydratée le pardon en miettes
on
gratte le givre sur le cœur
on
pisse une fièvre malpropre
on
rappond les mots de la corde
pirouli
piroula
pirouli oui pirouli
le
soleil craque le bec du pic
le
soleil croque les piques des becs
j’onomatope
la cruauté
crû
oté
Théo
cru
au
crû thé
ho !
t’es cru
je
phtongue
je
diphtongue
je
sonne
je
consonne
j’onomatope
top
top tetop top
le
soleil triture le marais salant
le
soleil torture le salé marrant
j’onomatope
le fou rire
file
roule
foule
lire
fil
lourd
lit
four
je
phtongue
je
diphtongue
je
sonne
je
consonne
j’onomatope
top
top tetop top
le
soleil lacère la peau du dos
le
soleil la serre à l’appeau dodu
j’onomatope
le sentiment
sans
temps mis
sans
mi-temps
sang
menti
tant
ciment
je
phtongue
je
dis
je
diphtongue
je
sonne
je consonne
je
voyou
tu
voyelles
j’onomatope
top
top tetop top
top top tetop top